


An Raskin joue du bayan, une variante de l’accordéon à boutons. Issu de la tradition populaire russe, cet instrument s’est imposé comme un véritable instrument de concert.
Animée par un vif intérêt pour le répertoire contemporain, elle œuvre activement à faire du bayan un instrument soliste à part entière dans le paysage musical actuel. De nombreuses œuvres lui ont été dédiées.
Elle a étudié l’accordéon aux conservatoires de Tilburg et de Groningen, avant de se perfectionner à Moscou à l’Académie nationale de musique Gnessine, où elle fut assistante du célèbre accordéoniste et pédagogue Friedrich Lips. Elle a ensuite obtenu un diplôme de deuxième cycle en musique de chambre au Conservatoire royal de La Haye, où elle enseigne l’accordéon depuis 2010.
An Raskin se produit régulièrement en soliste et en musique de chambre dans la plupart des pays européens, ainsi qu’aux États-Unis et au Japon. Elle a collaboré avec des ensembles tels que ASKO/Schönberg, le Nederlands Blazersensemble, SPECTRA, l’Amsterdam Sinfonietta, l’ensemble Klang et le Münchener Kammerorchester, sous la direction de chefs tels que Reinbert de Leeuw, Peter Rundell et Emilio Pomarico.
Parmi ses partenaires figurent notamment le violoncelliste Pieter Wispelwey, avec lequel elle a donné une série de concerts consacrés à Sofia Gubaidulina, ainsi que l’altiste américaine Kim Kashkashian. Avec cette dernière, elle a créé en première mondiale “Neharot, Neharot…” de Betty Olivero, pour alto, bayan et ensemble à cordes. En février 2008, elle en a donné la première américaine à New York, suivie de concerts en Autriche, en Allemagne et en Turquie avec le Münchener Kammerorchester.
En 2015, elle initie le projet « In ontmoeting met Guillaume Lekeu », consacré à Lekeu, Franck et Ysaÿe.
En avril 2016, elle crée à la Philharmonie du Luxembourg le concerto « BlackBox… (-untrennbar?) » de Jörg Birkenkötter, écrit pour elle.
En 2017, elle effectue une tournée en Flandre et aux Pays-Bas avec Pieter Wispelwey (violoncelle) et Bram Bossier (violon), autour d’œuvres de Sofia Gubaidulina pour solo, duo et trio.
En 2018, elle interprète avec le New European Ensemble le concerto « Fachwerk » de Gubaidulina pour bayan, percussions et cordes.
La même année, elle joue le quatuor pour clarinette de Krzysztof Penderecki dans une version pour bayan et trio à cordes, et obtient l’autorisation du compositeur de réaliser un arrangement pour bayan solo de son « Prélude » pour clarinette seule.
En 2021, elle conçoit le projet vidéo « Dood en opstanding zijn één… » (« La mort et la résurrection ne font qu’un… »), avec des œuvres de Salvatore Sciarrino et Sofia Gubaidulina.
En 2022, elle interprète « Sieben Worte » de Gubaidulina, concerto pour bayan, violoncelle et cordes, avec Francis Mourey, Boho Strings et le chef Etienne Siebens.
En 2025, elle se produit au BOZAR (Bruxelles) dans « Sequenza XIII » pour accordéon solo de Luciano Berio, en collaboration avec le danseur Alexander Vantournhout et la compagnie Not Standing.
Samedi 11 avril - 19h00
Musée Paul Delvaux
19 euros/p.p.
Inscription par tel: +32 (0) 58 52 12 29 ou
par e-mail:
info@delvauxmuseum.be